Mon cœur, si petit, fragile vaisseau cousu de murmures et de poussière d’étoiles. Et l’amour, mon amour—immense, un tourbillon défiant la gravité, débordant les limites de l’existence. Imaginez-le, l’amour, vagabond sans attaches, flottant dans les courants du vent, traversant les fenêtres ouvertes, effleurant les rideaux, laissant des traces de safran et de désir.
Il tombe, non pas dans les bras du destin, mais dans le regard errant de deux yeux couleur crépuscule. Ces yeux contiennent des galaxies, absorbent la lumière des constellations. L’amour s’abandonne, attiré comme un papillon vers la flamme.
Puis il s’élève. Il devient rayon de soleil, caressant les lèvres du matin, oubliant sa maison et son nom, trouvant un sanctuaire dans celui d’un autre. Ce cœur, si petit, fragile, mais l’amour—l’amour est vaste, débordant, peint l’horizon de nuances d’abandon.
Que ce cœur soit petit, tel l’aile frémissante du colibri. Et que l’amour soit l’océan, vaste et inexploré, où les navires voguent et les marins se perdent. Dans cette danse de petitesse et de grandeur se trouve notre véritable voyage—celui qui nous ramène à la maison. 🙏🏾❤️
©️ Beatriz Esmer
