Le Verdissement de l’Être
Lorsque le printemps se mouille par l’odeur de ta présence, ce n’est pas seulement une saison qui change; c’est le monde entier qui, dans un spasme de lumière, renaît avec toi. Je ne comprends pas le printemps, je le suis. Les bourgeons se dressent fièrement, de cette fierté sauvage et muette, pour saluer leur muse. Ils ne regardent pas, ils sont le regard. Et la brise, cette chose impalpable, semble murmurer ton nom, non pas comme un mot, mais como un souffle qui me traverse les os. La terre est encore humide, lourde des dernières neiges qui n’en finissent pas … Continue reading Le Verdissement de l’Être