Peut-être que l’amour se tisse dans les marges du quotidien, dans ces riens que notre hâte piétine et oublie. C’est dans la nudité des choses simples qu’il se livre, semblable à un secret que le vent souffle sans le vouloir.
Et qu’importe si on ne le comprend pas jusqu’au vertige, car la beauté, elle, trouve toujours une faille pour éclore. Elle surgit là où on ne l’attend plus, telle une brûlure de soleil traversant les nuages après l’orage.
C’est pourquoi l’amour palpite avec violence dans ce qui n’est pas dit, dans ce silence partagé qui pèse et qui sauve, dans la brûlure d’une étreinte et dans la douce morsure de la nostalgie. Il est là, tapi dans le moindre geste, dans le fulgurant passage d’un regard, dans le cri secret de chaque souvenir gardé au creux du cœur. 🙏🏾❤️
©️Beatriz Esmer
